Sur mon balcon, ça sent la marée et les algues, le ciel est gris et bas mais pas comme un couvercle, comme en Bretagne, plutôt. Ca donne un petit air d'antepénultième jour de vacances, c'est pas désagréable...
Dans mon frigo, ça sent les saucisses vietnamiennes, parce qu'on s'est fait une razzia au Paris Store hier.
Dans la pièce, ça sent les fleurs d'orangers, diffuseur capilla de Natures&Découvertes, qui me console un peu de la disparition irrémédiable de leur superbe encens aux fleurs de cerisiers.
Dans la salle de bain, ça sent le chewing-gum malabar, parce que Théophraste vient de se doucher et qu'il était une fois de plus sans alternative testostéroniquement acceptable à mes gels douche affreusement féminins, lui qui ne rève que de Tahiti Douche au parfum virilement titré "Energy", le pauvre... Encore un métrosexuel sous la contrainte...
A part ça, j'ai enfin changé le design de mon pied de page, qui était vraiment trop pas beau, vous en pensez quoi ?
Et j'ai lu deux nouvelles presques cyniques de Jay McInerney, dans un style un peu moins brutalement décadent que ses romans, mais avec malgré tout une atmosphère de "fin de race" qui colle à la peau.
Encore un Dimanche productif.
En écoutage dans mes p'tites n'oreilles : Alexis HK "Nous sommes revenus".
Dans mon frigo, ça sent les saucisses vietnamiennes, parce qu'on s'est fait une razzia au Paris Store hier.
Dans la pièce, ça sent les fleurs d'orangers, diffuseur capilla de Natures&Découvertes, qui me console un peu de la disparition irrémédiable de leur superbe encens aux fleurs de cerisiers.
Dans la salle de bain, ça sent le chewing-gum malabar, parce que Théophraste vient de se doucher et qu'il était une fois de plus sans alternative testostéroniquement acceptable à mes gels douche affreusement féminins, lui qui ne rève que de Tahiti Douche au parfum virilement titré "Energy", le pauvre... Encore un métrosexuel sous la contrainte...
A part ça, j'ai enfin changé le design de mon pied de page, qui était vraiment trop pas beau, vous en pensez quoi ?
Et j'ai lu deux nouvelles presques cyniques de Jay McInerney, dans un style un peu moins brutalement décadent que ses romans, mais avec malgré tout une atmosphère de "fin de race" qui colle à la peau.
Encore un Dimanche productif.
En écoutage dans mes p'tites n'oreilles : Alexis HK "Nous sommes revenus".
par Zoelie
publié dans :
Zoelie's Life (palpitante)
Je dois être en manque de vacances (quoique trop de blogage est une hypothèse relativement valable aussi), parce que je percute pas très très vite, en ce moment.
Outre le fait que j'ai déjà dû souhaiter "bon week-end" à au moins dix personnes entre Lundi et hier, je veux dire...
Tout à l'heure, un de mes sympatiques collègues me demandent si je peux raccompagner une étrangère à la porte...
Attention, nous ne sommes pas un groupuscule semi-officiel du GIGN qui serait chargé d'expulser discrètement les sans-papiers chelous de l'autre côté de nos riantes frontières; non non non, simplement, chez nous, un étranger sous contrat temporaire, même si celui-ci dure 2 ans, n'a pas le droit de se ballader tout seul sur le centre : il lui faut un chaperon, même pour aller à la cantine, à la banque ou aux chiottes si celles du bâtiment devenaient par malheur inutilisables...
Je sais pas si c'est franchement mieux, en fait .
Bref, le collègue me demande à quelle heure je pars, na nin, je dis que je sais pas, il repart et j'ai mis trois plombes à tilter et a trouver l'énergie de me relever pour aller le voir et lui dire que, tant que l'étrangère ne voulait pas partir après 20h, ce à quoi elle n'est pas autorisée de toutes façons, il n'y avait pas de problème pour que je la tracte jusqu'au poste de garde même si je reviens bosser ensuite, mais bien sûr voyons ...etc.
Et le fait qu'il tombait des cordes à ce moment-là n'a rien à voir avec ma lenteur de reflexion...
Je tiens une forme de gaufrette, en ce moment.

A part ça, je suis un peu inquiète, je crois que j'ai laissé la fenêtre de mon bureau ouverte...
Or, juste en dessous, il y a mon nouveau Portable du boulot
(ordinateur, hin, pas téléphone, je cause pas au Saint Esprit dans la rue, moi), celui que je n'ai ni le droit de sortir du labo, ni d'installer quoique ce soit dessus, mais que j'aime quand même déjà de tout mon coeur, en prévision des heures magiques que nous ne manquerons de passer ensemble, une fois qu'il aura fini sa conditionnelle.
Bref, j'ai pas super super envie qu'on lui pleuve dessus et qu'il soit tout mouillé; déjà que ça a été mon cas ce soir (vous notez toutes les précautions et circonvolutions stylistiques pour éviter d'écrire "j'étais mouillée toute la soirée"...), rapport au fait que Théophraste a aussi laissé la fenêtre de la voiture ouverte cet après-midi (je sais, on devrait envisager une thérapie de couple pour voir d'où vient cette symbolique récurrente de la fenêtre ouverte) et que j'ai dû faire tout le trajet de retour sur un siège trempé en plus d'être du mort, d'où fondement de moi humide toute la soirée ...
Ce qui était particulièrement contrariant, somme toute, puisqu'on est allé manger dehors, sur une terrasse.
Là, j'ai pû définitivement invalider l'hypothèse sollipsiste par une expérience probante: j'ai eû beau me concentrer de toutes mes forces, petits poings serrés et tout, sur la personne du joueur de violon (faux) devant le resto, essayant d'imposer sa non-existence en vertu du principe que l'univers n'existe que tel que je le définis, et bien non, je peux vous annoncer que l'univers existe bien indépendament de ma volonté.
C'est regrettable.
EDIT: Tiens, j'ai une sauterelle vert fluo géante dans ma cuisine (non, je n'exagère pas, je la vois d'ici, d'accord, c'est pas grand, chez moi, mais quand même). Je ne suis pas tout à fait sûre de ne pas en avoir peur...
Allez, Chatoune, rends-toi utile, pour une fois, va chasser, quoi, merde...
: Mmmmh ? Hin quoi ? ... Tu sais, Zoélie, il est bon parfois d'élever l'inutilité au rang d'Art ...
Outre le fait que j'ai déjà dû souhaiter "bon week-end" à au moins dix personnes entre Lundi et hier, je veux dire...
Tout à l'heure, un de mes sympatiques collègues me demandent si je peux raccompagner une étrangère à la porte...
Attention, nous ne sommes pas un groupuscule semi-officiel du GIGN qui serait chargé d'expulser discrètement les sans-papiers chelous de l'autre côté de nos riantes frontières; non non non, simplement, chez nous, un étranger sous contrat temporaire, même si celui-ci dure 2 ans, n'a pas le droit de se ballader tout seul sur le centre : il lui faut un chaperon, même pour aller à la cantine, à la banque ou aux chiottes si celles du bâtiment devenaient par malheur inutilisables...
Je sais pas si c'est franchement mieux, en fait .
Bref, le collègue me demande à quelle heure je pars, na nin, je dis que je sais pas, il repart et j'ai mis trois plombes à tilter et a trouver l'énergie de me relever pour aller le voir et lui dire que, tant que l'étrangère ne voulait pas partir après 20h, ce à quoi elle n'est pas autorisée de toutes façons, il n'y avait pas de problème pour que je la tracte jusqu'au poste de garde même si je reviens bosser ensuite, mais bien sûr voyons ...etc.
Et le fait qu'il tombait des cordes à ce moment-là n'a rien à voir avec ma lenteur de reflexion...Je tiens une forme de gaufrette, en ce moment.

Or, juste en dessous, il y a mon nouveau Portable du boulot
Bref, j'ai pas super super envie qu'on lui pleuve dessus et qu'il soit tout mouillé; déjà que ça a été mon cas ce soir (vous notez toutes les précautions et circonvolutions stylistiques pour éviter d'écrire "j'étais mouillée toute la soirée"...), rapport au fait que Théophraste a aussi laissé la fenêtre de la voiture ouverte cet après-midi (je sais, on devrait envisager une thérapie de couple pour voir d'où vient cette symbolique récurrente de la fenêtre ouverte) et que j'ai dû faire tout le trajet de retour sur un siège trempé en plus d'être du mort, d'où fondement de moi humide toute la soirée ...
Ce qui était particulièrement contrariant, somme toute, puisqu'on est allé manger dehors, sur une terrasse.
Là, j'ai pû définitivement invalider l'hypothèse sollipsiste par une expérience probante: j'ai eû beau me concentrer de toutes mes forces, petits poings serrés et tout, sur la personne du joueur de violon (faux) devant le resto, essayant d'imposer sa non-existence en vertu du principe que l'univers n'existe que tel que je le définis, et bien non, je peux vous annoncer que l'univers existe bien indépendament de ma volonté.
C'est regrettable.
EDIT: Tiens, j'ai une sauterelle vert fluo géante dans ma cuisine (non, je n'exagère pas, je la vois d'ici, d'accord, c'est pas grand, chez moi, mais quand même). Je ne suis pas tout à fait sûre de ne pas en avoir peur...
Allez, Chatoune, rends-toi utile, pour une fois, va chasser, quoi, merde...
par Zoélie
publié dans :
Zoelie's Life (palpitante)











