(Mais comment peut-on continuer à appeler une ville "La Ville du Bois"
? ... C'était sympa au début du XIXème siècle et au fin fond de
l'Ouest américain, un patronyme comme ça.
Le pire étant que les Ville-du-boyeaux (Ville-du-boisiens ? Sylvivillois ?) sont très fiers de leur appellation, mais il faut dire que la ville voisine s'appelle Bouzainville, alors forcément ... )
Bref, au sortir de notre pénible journée de travail, lobotomisés par la chaleur, Théophraste et moi nous sentons attirés subitement par un American-Way-of-Life en conserve, et nous sommes allés manger au restaurant qui vend du poulet à cinq pattes pané à La ville du Bois ...
Les pauvres poulets dans leur cage de 25cm2, doivent en être
réduits à miauler pour essayer d'attendrir leurs bourreaux, mais comme
je suis une fille cruelle, je m'en fous ...
(Pourtant, un truc qui miaule, ça m'attendrit facilement, mais quand ça a cinq pattes, bon ...)
Comme de bien entendu, on a commencé par se perdre dans les méandres des boucles d'autoroute qui étaient sensées nous mener de l'Highway principale, celle qui conduit à Paris - la Voie du Bien - à l'annexe de l'autoroute que consistue la Zone Commerciale - le Lieu du Mal -.
Comme chacun devrait le savoir, pour son propre Salut, l'autoroute A6B dessine en réalité le glyphe maléphique odégra, qui signifie dans la langue des Prêtres Noirs de l'Ancienne Mü : "Salut à toi, Bête immense, dévoreuse de monde". Quand les milliers d'automobilistes épuisés du Vendredi soir s'engouffrent dans cette voie ténébreuse, ils contribuent à l'édification de la Bête Immonde, de part la somme incroyable de frustrations qu'engendrent les embouteilllages et leurs vindicts intempestives ...
Ca fonctionne un peu comme les moulins à prière tibétains, quoi.
Donc, entraînés par le maléfice du glyphe
, on s'est retrouvés au coeur de La Ville du Bois, plus précisément à l'exacte frontière entre La Ville du Bois et Bouzainville, ce qui nous a permis de nous rappeler pourquoi on se tape deux heures de route par jour pour avoir la joie ineffable d'habiter à Paris, dans un studio de 24m2 (on a plus de chance que les poulets KFC, c'est déjà ça ...) pour un loyer exorbitant.
La réponse est : pour ne pas habiter en Banlieue Sud ...
Après avoir payé notre tribut au Malin en faisant tourner le moulin à prière autoroutier trois ou quatre fois ("à gauche, je t'avais dit qu'il fallait tourner à gauche !"), on a enfin trouvé la voie ... Du KFC.


Ben c'était pas si mauvais ... Mais ce qui est vraiment flippant, c'est
le côté petite sortie en famille du Vendredi soir dans une petite ville
de banlieue, où il n'y a manifestement aucune autre interrogation
existentielle à avoir que "Mc Do ou KFC ?" ...
En plus, le Colonel Kentucky géant qui te matte sur son air de pédophile joyeux partout où tu poses le regard (quand tu en as vraiment marre de regarder ta voiture garée à 2m de ta table), c'est un peu angoissant, finalement ...
Il paraît que le consortium KFC espérait s'incruster au VietNam sous le vil prétexte que l'îcone de leur mentor ressemblait vaguement à Ho Chi Min ... Ca n'a pas marché ...

Le pire étant que les Ville-du-boyeaux (Ville-du-boisiens ? Sylvivillois ?) sont très fiers de leur appellation, mais il faut dire que la ville voisine s'appelle Bouzainville, alors forcément ... )
Bref, au sortir de notre pénible journée de travail, lobotomisés par la chaleur, Théophraste et moi nous sentons attirés subitement par un American-Way-of-Life en conserve, et nous sommes allés manger au restaurant qui vend du poulet à cinq pattes pané à La ville du Bois ...
Les pauvres poulets dans leur cage de 25cm2, doivent en être
réduits à miauler pour essayer d'attendrir leurs bourreaux, mais comme
je suis une fille cruelle, je m'en fous ...(Pourtant, un truc qui miaule, ça m'attendrit facilement, mais quand ça a cinq pattes, bon ...)
Comme de bien entendu, on a commencé par se perdre dans les méandres des boucles d'autoroute qui étaient sensées nous mener de l'Highway principale, celle qui conduit à Paris - la Voie du Bien - à l'annexe de l'autoroute que consistue la Zone Commerciale - le Lieu du Mal -.
Comme chacun devrait le savoir, pour son propre Salut, l'autoroute A6B dessine en réalité le glyphe maléphique odégra, qui signifie dans la langue des Prêtres Noirs de l'Ancienne Mü : "Salut à toi, Bête immense, dévoreuse de monde". Quand les milliers d'automobilistes épuisés du Vendredi soir s'engouffrent dans cette voie ténébreuse, ils contribuent à l'édification de la Bête Immonde, de part la somme incroyable de frustrations qu'engendrent les embouteilllages et leurs vindicts intempestives ...
Ca fonctionne un peu comme les moulins à prière tibétains, quoi.
Donc, entraînés par le maléfice du glyphe
, on s'est retrouvés au coeur de La Ville du Bois, plus précisément à l'exacte frontière entre La Ville du Bois et Bouzainville, ce qui nous a permis de nous rappeler pourquoi on se tape deux heures de route par jour pour avoir la joie ineffable d'habiter à Paris, dans un studio de 24m2 (on a plus de chance que les poulets KFC, c'est déjà ça ...) pour un loyer exorbitant.La réponse est : pour ne pas habiter en Banlieue Sud ...
Après avoir payé notre tribut au Malin en faisant tourner le moulin à prière autoroutier trois ou quatre fois ("à gauche, je t'avais dit qu'il fallait tourner à gauche !"), on a enfin trouvé la voie ... Du KFC.


En plus, le Colonel Kentucky géant qui te matte sur son air de pédophile joyeux partout où tu poses le regard (quand tu en as vraiment marre de regarder ta voiture garée à 2m de ta table), c'est un peu angoissant, finalement ...
Il paraît que le consortium KFC espérait s'incruster au VietNam sous le vil prétexte que l'îcone de leur mentor ressemblait vaguement à Ho Chi Min ... Ca n'a pas marché ...
par Zoélie
publié dans :
Zoelie's Life (palpitante)












